Lettre du dimanche : 1er dim de l’Avent

« Tu viens à la rencontre de celui qui pratique la Justice avec joie ! »

Les Prophètes ont accompagné et soutenu la longue attente d’Israël qui se prolonge encore de nos jours. Aussi l’Eglise se réfère à eux pour nous indiquer dans quel esprit attendre la « Venue » du Christ, aujourd’hui et à la fin des temps. Après la fête du Christ-Roi, célébrée dimanche dernier, l’Eglise est « en attente », à la fois de Noël et du Règne définitif du Christ à la Parousie.

Première lecture : Isaïe 63, 16-17,19 ; 64, 2-7

La descente de Dieu mentionnée par le prophète est vraisemblablement la théophanie du Sinaï, comme il est dit : Le Seigneur descendit sur la montagne du Sinaï  (Ex 19,20). Dans la Bible, le verbe descendre ne revêt pas le même sens selon que son sujet est Dieu ou l’homme. Si c’est l’homme, il s’agit le plus souvent d’une chute morale. Mais lorsque Dieu descend, il manifeste son humilité en  venant  à la rencontre de l’homme.

Isaïe, tel Adam jadis (Gn 3,12), semble accuser Dieu de l’endurcissement du peuple. Cela nous enseigne que le salut n’est pas au pouvoir de l’homme, il est à recevoir de Dieu. Avant Jésus déjà, Israël appelait Dieu son Père comme l’atteste l’Ecriture. Dans cette ligne Jésus est le modèle parfait du « Fils » selon le cœur de Dieu.

Evangile : Marc 13, 33-37

Ce passage fait partie d’une série de paraboles qui nous invitent à la VIGILANCE, attitude du cœur qui aime, toujours attentif, toujours en veille. Marc parle de la VENUE de Jésus et non de son retour. Ce premier terme implique qu’il y a une inconnue, un « pas encore » dans ce second avènement promis. Nous ne connaissons pas tout du mystère de Jésus. Il doit encore nous être manifesté dans la gloire. Un court instant, Pierre, Jacques et Jean ont été les témoins de la gloire de Jésus à la Transfiguration.

Psaume : 80

Pour parler du projet de Dieu, la Bible utilise l’expérience humaine du peuple et compare Dieu à un berger et son troupeau. Berger d’Israël, écoute, réveille ta vaillance et viens nous sauver. Une autre comparaison est celle du vigneron et de sa vigne : Visite cette vigne, celle que ta main a plantée.

Deuxième lecture : Première lettre de Paul aux Corinthiens 1, 3-9

Paul se place et nous avec lui entre la première venue de Jésus et le Jour de Dieu, manifestation dernière, encore attendue. Les premiers chrétiens s’attendaient à l’imminence du Jour du Seigneur. C’est un des motifs pour Paul de signaler l’inutilité de ce qui serait une installation de l’homme sur la terre comme s’il avait à y vivre longtemps : ce n’est pas la peine de se marier, de chercher à s’affranchir, d’amasser des richesses…

Conclusion :

Ecouter les Prophètes et écouter Jésus qui leur fait écho, c’est éviter la rupture de l’unique Peuple de l’espérance (juifs et chrétiens) et préparer par une attente vigilante et active, l’avènement du Règne de Dieu, dans sa plénitude.

Notes 

Le jour de Dieu : Dans l’Ecriture le « Jour de Dieu » est celui où Il interviendra avec puissance pour juger le monde et confondre ses ennemis, Lui et ses fidèles avec Lui.

La vigne : Dans la Bible, la vigne c’est « la maison d’Israël » cf Isaïe 5,1 Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne. 

Textes Parallèles 

Genèse 31, 49 : Que l’Eternel veille sur toi et sur moi…

Psaume 50,23 : Je disais : Je ferai voir le salut à qui veille sur sa voie…

Psaume 98,2 : L’Eternel a révélé sa justice aux yeux des nations…

Jean 10, 26-29 : Mes brebis entendent ma voix, je les connais et elles me suivent…

 Luc 15,3-7 : Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue…

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